Les explosions, entendues lundi soir dans plusieurs quartiers de la capitale, dont Shahr e-Naw et Wazir Akhbar Khan, ont provoqué des scènes de panique parmi la population, à quelques jours de la fin du ramadan.
Selon le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid, les bombardements ont visé un centre de traitement pour toxicomanes, faisant de nombreuses victimes civiles. Les autorités afghanes dénoncent un « acte inhumain » et une violation de leur espace aérien.
Sur place, des témoins évoquent des colonnes de fumée et un important déploiement de secours autour du site touché, où des dizaines d’ambulances ont été mobilisées.
Islamabad évoque des cibles militaires
De son côté, le Pakistan affirme avoir ciblé des installations militaires et des infrastructures liées à des groupes terroristes, notamment à Kaboul et dans la province de Nangarhar. Les autorités pakistanaises assurent avoir mené des frappes « précises », sans dommages collatéraux.
Un regain de tensions entre les deux pays
Ces bombardements s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan, Islamabad accusant régulièrement Kaboul d’abriter des combattants du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), responsables d’attaques sur son territoire.
Après une période d’accalmie relative, les affrontements ont repris fin février, marquant une nouvelle escalade entre les deux voisins, désormais engagés dans une confrontation de plus en plus ouverte.
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