Selon plusieurs témoignages, Arnold Mukose a été intercepté par des hommes en civil à la sortie d’un studio radio, avant d’être forcé à monter dans un véhicule. Quelques minutes auparavant, il avait dénoncé à l’antenne la Computer Misuse Act, une législation controversée régulièrement utilisée contre des voix critiques du pouvoir.
D’après son avocat, Kato Tumusiime, le journaliste aurait d’abord été conduit dans un commissariat de la capitale, avant d’être ramené à son domicile pour une perquisition. Aucune charge formelle n’aurait été retenue à ce stade.
Disparition inquiétante et absence de base légale
La situation s’est aggravée dans la nuit suivante, lorsque le journaliste a été transféré vers un lieu inconnu. Le lendemain, aucune trace officielle de sa détention n’a été retrouvée.
« Il n’y a pas de base légale à sa détention », affirme son avocat, qui établit un lien direct entre cette disparition et les prises de position publiques du journaliste contre la législation numérique.
Une loi controversée au cœur des tensions
La Computer Misuse Act, récemment contestée devant les tribunaux, est régulièrement critiquée pour son utilisation contre les opposants, les journalistes et les activistes. Arnold Mukose figurait parmi ses détracteurs les plus visibles, dénonçant une atteinte à la liberté d’expression en Ouganda.
Une profession sous pression
L’enlèvement du journaliste a provoqué une onde de choc dans le milieu médiatique. Plusieurs professionnels expriment désormais des craintes quant à leur sécurité et reconnaissent une autocensure croissante.
Les avocats d’Arnold Mukose ont saisi la justice et envisagent de porter l’affaire devant la Haute Cour afin d’obtenir sa libération.
Liberté de la presse en question
Cet incident relance les inquiétudes sur la situation de la liberté de la presse en Ouganda, dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre les autorités et les médias indépendants.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie




