Sur le réseau social X, le général a annoncé que les deux médias cessaient immédiatement leurs activités, tout en précisant qu’aucune reprise ne serait possible sans son autorisation. « NTV et Daily Monitor sont fermés à compter d’aujourd’hui ! […] NTV et Daily Monitor ne reprendront pas leurs activités sans mon autorisation », a-t-il écrit, avant d’assurer qu’ils étaient « définitivement fermés ».
Muhoozi Kainerugaba est allé plus loin en soutenant qu’il détenait, depuis 2017, le pouvoir de fermer « n’importe quel média », sans toutefois évoquer les bases juridiques d’une telle prérogative.
Cette décision a rapidement suscité une réaction de l’National Association of Broadcasters (NAB). Dans un communiqué, l’organisation professionnelle a simplement indiqué suivre de près l’évolution de la situation, sans commenter le fond de cette fermeture.
La mesure intervient dans un climat déjà marqué par des inquiétudes récurrentes sur la liberté d’expression en Ouganda. La fermeture de deux médias de premier plan risque de raviver les critiques des organisations de défense des droits humains et de la presse, qui dénoncent régulièrement les pressions exercées sur les médias indépendants dans le pays.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










