Un autre chiffre inquiète particulièrement les autorités : plus de 12 500 détenus se sont évadés de prison en profitant du chaos et restent encore en cavale. « Nos forces de sécurité sont pleinement mobilisées pour retrouver les fugitifs », a assuré le porte-parole de la police, Binod Ghimire, dans un entretien à l’agence de presse française.
Le mouvement de contestation, déclenché par la censure des réseaux sociaux et alimenté par des accusations de corruption au sommet de l’État, a rapidement dégénéré en émeutes meurtrières. Des bâtiments publics ont été pris pour cible et plusieurs villes, dont Katmandou, la capitale, ont été le théâtre d’affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.
L’évasion massive de prisonniers constitue un défi sans précédent pour le pays. Les forces de sécurité mènent actuellement une chasse à l’homme à travers le territoire, mais le nombre de fugitifs – parmi lesquels des criminels condamnés pour des délits graves – fait craindre une explosion de l’insécurité.
La chute du gouvernement, combinée à la colère populaire et à la pression sécuritaire, plonge le Népal dans une situation d’instabilité critique. La communauté internationale appelle déjà au calme et au dialogue afin d’éviter une aggravation de la crise.
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