Une affaire vieille de plus d’une décennie
Le dossier remonte à plusieurs années et comporte 23 chefs d’accusation. L’enquête ouverte en 2015 avait mis en évidence la découverte d’importantes sommes en espèces dans des coffres-forts liés au chef du gouvernement ou à son entourage.
Le Premier ministre était notamment accusé d’avoir effectué des transactions en liquide dépassant les plafonds autorisés par la loi, en violation des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent (FIAMLA).
Des montants importants évoqués
Selon l’accusation, les opérations financières contestées auraient été réalisées entre 2009 et 2015 pour un montant total estimé à 63,8 millions de roupies mauriciennes, soit environ 1,3 million de dollars.
La défense, de son côté, a toujours contesté ces accusations, estimant que les poursuites étaient motivées par des considérations politiques à la suite du changement de gouvernement intervenu en 2014.
La justice évoque un abus de procédure
Les magistrats Bibi Razia Jannoo-Jaunbocus et Abdool Raheem Tajoodeen ont accepté la requête de la défense, estimant qu’il y avait un risque d’abus de procédure, notamment en raison de l’incapacité de la police à mener correctement les investigations sur des accusations jugées graves.
Le tribunal a ainsi considéré que la poursuite du procès dans ces conditions n’était pas justifiée. Face à cette décision, le bureau du Directeur des poursuites publiques a indiqué son intention de faire appel afin de relancer la procédure judiciaire.
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