La décision a été rendue en début de semaine par la Cour suprême de Maurice, qui estime que les risques liés à une éventuelle remise en liberté demeurent élevés.
Proche de l’ancien président malgache Andry Rajoelina, le milliardaire reste détenu à la prison de haute sécurité de Melrose depuis son arrestation fin décembre 2025 par la Commission mauricienne contre les crimes financiers.
Des risques de fuite et d’entrave à l’enquête
Dans leur décision, les magistrats ont souligné l’importance des avoirs détenus à l’étranger par Mamy Ravatomanga. Selon la Cour suprême, l’homme d’affaires possède notamment des biens immobiliers en France ainsi que plusieurs comptes bancaires répartis dans différentes juridictions internationales, notamment aux Seychelles, à Dubaï et dans les Îles Vierges britanniques.
Pour les juges, ces éléments renforcent considérablement le risque de fuite du prévenu. La justice estime également que ses attaches avec Maurice restent limitées au regard de ses intérêts financiers à l’international.
La Cour suprême considère par ailleurs qu’une remise en liberté pourrait compromettre le bon déroulement de l’enquête. Les magistrats évoquent notamment des risques de pressions sur des témoins ainsi que de possibles manipulations ou altérations de preuves.
Plusieurs accusations provisoires
Considéré comme l’une des plus grandes fortunes de Madagascar, Mamy Ravatomanga fait actuellement face à plusieurs accusations provisoires, dont blanchiment d’argent et complot présumé. Cette affaire continue de susciter une forte attention aussi bien à Madagascar qu’à Maurice, en raison des implications politiques et financières entourant le dossier.
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