Réunis dans le calme, les participants ont organisé une veillée marquée par des drapeaux libanais, des bougies et de la musique, en hommage aux victimes. L’objectif : exprimer leur indignation face aux violences et offrir un espace de recueillement à la communauté.
« Ils ont tué plus de 300 personnes en dix minutes. Ces massacres nous font mal », a témoigné Hiba, l’une des participantes, évoquant l’ampleur des frappes et leurs conséquences humaines.
Un lourd bilan humain
Selon le ministère libanais de la Santé, les bombardements israéliens menés récemment à travers le pays ont fait au moins 303 morts, dont de nombreuses femmes et enfants, ainsi que plus de 1 100 blessés.
Le conflit s’est intensifié depuis l’entrée en guerre du Hezbollah, le 2 mars, dans un contexte régional déjà explosif. En riposte, Israël a lancé des frappes massives et une offensive terrestre dans le sud du Liban.
« Un droit de vivre en paix »
Pour les manifestants, cette mobilisation vise aussi à rappeler la dimension humaine du conflit. « Derrière chaque ordre d’évacuation forcée, il y a des mémoires, des personnes et des vies », a insisté Hiba, évoquant notamment les déplacements massifs de population dans le sud du Liban.
Les participants ont également exprimé leur souhait de voir la communauté internationale agir pour protéger les civils et favoriser une désescalade durable.
Une trêve partielle
Si un accord de trêve a récemment été conclu entre l’Iran et les États-Unis, celui-ci ne s’applique pas au Liban, selon les autorités israéliennes. Depuis le début des affrontements entre Israël et le Hezbollah, le bilan s’élève à près de 1 900 morts et plus de 6 000 blessés.
Dans ce contexte, la mobilisation à Luxembourg illustre l’inquiétude croissante des diasporas face à un conflit dont les répercussions dépassent largement les frontières du Moyen-Orient.
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