Le Luxembourg continue de figurer parmi les nations les plus respectueuses de la liberté d’informer. Devant lui, on retrouve majoritairement des pays d’Europe du Nord, avec en tête, une nouvelle fois, la Norvège. À l’échelle européenne, le Portugal complète le top 10, tandis que l’Allemagne recule à la 14ᵉ place. La France se positionne 25ᵉ, loin derrière la Belgique (16ᵉ).
À l’opposé du classement, des pays comme la Chine, la Corée du Nord et l’Érythrée ferment la marche, illustrant les zones les plus critiques pour les journalistes.
Un contexte mondial préoccupant
Malgré ces performances individuelles, RSF tire la sonnette d’alarme : la situation globale de la liberté de la presse se dégrade. Seuls 7 pays (soit 3,9 %) offrent un environnement jugé favorable. À l’inverse, plus de la moitié des États présentent des conditions difficiles, voire très graves pour l’exercice du journalisme.
Entre indépendance et pressions au Grand-Duché
Au Luxembourg, la liberté de la presse est globalement garantie, tant sur le plan juridique que dans la pratique. Les journalistes y exercent leur métier dans un cadre sécurisé, avec une protection des sources et de la liberté d’expression.
Des défis économiques persistants
Autre enjeu majeur : la pression économique. La baisse des revenus publicitaires pousse les médias à s’appuyer davantage sur les aides publiques. Une situation qui, selon RSF, peut soulever des interrogations sur leur indépendance, notamment dans un marché restreint comme celui du Luxembourg.
Malgré cela, la presse bénéficie d’un haut niveau de confiance auprès de la population, l’un des plus élevés de l’Union européenne.
Un environnement globalement sûr, mais perfectible
En conclusion, Reporters sans frontières estime que le Luxembourg reste un pays sûr pour les journalistes, même si certains défis subsistent. Entre avancées notables et fragilités structurelles, le Grand-Duché illustre les paradoxes d’une liberté de la presse solide, mais sous vigilance.
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