Près de sept millions de Guinéens étaient appelés aux urnes pour élire les 147 députés de la future Assemblée nationale ainsi que les conseillers communaux des 375 collectivités locales du pays. Aucun incident majeur n’a été signalé au cours de la journée, témoignant d’un climat globalement serein autour du vote.
Une participation en deçà des attentes
Malgré le caractère historique de ce rendez-vous électoral, l’affluence dans les bureaux de vote est restée faible dans plusieurs localités, notamment dans la capitale Conakry. À Nongo, dans la commune de Lambanyi, certains centres de vote ont enregistré un nombre limité d’électeurs durant une grande partie de la journée.
Des candidats et observateurs ont appelé les autorités électorales à garantir la transparence du scrutin afin de renforcer la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
L’appel au boycott de l’opposition
Cette faible mobilisation s’explique en partie par l’appel au boycott lancé par les Forces vives de Guinée, une coalition regroupant plusieurs organisations de la société civile et des partis d’opposition. Ces derniers contestent les conditions d’organisation du scrutin et dénoncent un manque d’équité et de transparence.
Pour de nombreux citoyens ayant choisi de ne pas voter, les résultats apparaissaient connus d’avance. Certains estiment que les principales formations politiques de l’opposition n’ont pas pu participer pleinement au processus électoral, réduisant ainsi l’intérêt du scrutin aux yeux d’une partie de l’électorat.
Des électeurs convaincus de l’importance du vote
À l’inverse, les électeurs qui se sont déplacés ont défendu l’importance de leur devoir civique. Certains ont exprimé leur volonté de soutenir les réformes engagées par les autorités actuelles, tandis que d’autres ont surtout mis l’accent sur les enjeux locaux liés aux élections communales.
Pour ces votants, le renouvellement des conseils municipaux représente une opportunité d’améliorer les infrastructures de proximité, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’assainissement et du développement communautaire.
Parmi les facteurs avancés pour expliquer la faible affluence figure également la proximité du scrutin avec la fête de la Tabaski. De nombreux Guinéens ayant célébré cette fête religieuse dans leurs localités d’origine n’auraient pas encore regagné leurs circonscriptions électorales au moment du vote.
Malgré cette participation modérée, ces élections marquent une étape importante dans la consolidation des institutions du pays après plusieurs années de transition politique sous l’autorité du général Mamadi Doumbouya.
Les résultats définitifs de ces législatives et communales sont désormais attendus pour évaluer l’ampleur de la mobilisation électorale et dessiner les contours de la nouvelle configuration politique en Guinée.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









