L’opposition considère qu’Umaro Sissoco Embalo est désormais « hors mandat » et donc illégitime. Baciro Djá, leader de la coalition API Cabas Garandi, appelle à une « transition démocratique ». Selon lui, « la Constitution accorde cinq ans de mandat au chef de l’État : son mandat a donc pris fin, il n’a plus aucun pouvoir en tant que président ». Le responsable politique insiste sur la nécessité d’une passation pacifique, estimant que les Bissau-Guinéens aspirent à « la paix et la tranquillité ».
À l’approche du scrutin, la situation reste fragile. La plupart des institutions sont à l’arrêt, le Parlement dissout en 2023 n’ayant pas été renouvelé. Certains opposants, comme Domingos Simoes Pereira, demeurent contraints à l’exil.
Depuis un an, les manifestations restent interdites, et la censure a récemment touché les organes de presse publique portugaise Lusa et RTP, dont les équipes ont été sommées de quitter le pays. Sollicitées par RFI, les autorités bissau-guinéennes n’ont pas réagi.
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