L’audition intervient dans le cadre d’une plainte déposée en mai 2024 par sa famille pour des faits présumés de « détention arbitraire, séquestration, torture et actes de barbarie » reprochés au régime militaire ayant pris le pouvoir à Libreville.
Reçu en tant que partie civile, Ali Bongo a longuement décrit les conditions qu’il affirme avoir endurées après sa destitution en août 2023. Bien que juridiquement libre, l’ex-chef d’État soutient qu’il a été privé de ses libertés fondamentales, notamment en étant contraint de rester dans sa résidence de La Sablière sans possibilité réelle de déplacement. Ses avocats dénoncent une forme de captivité déguisée.
L’ancien président a aussi exprimé sa profonde inquiétude pour sa famille, notamment son épouse Sylvia et leur fils Noureddin, qui auraient été maintenus en détention pendant plusieurs mois, jusqu’à leur départ vers l’Angola, puis le Royaume-Uni, en mai dernier.
Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin ont également comparu devant les juges français pour témoigner des pressions qu’ils affirment avoir subies. Leur défense pointe des traitements inhumains visant à les contraindre à céder des biens personnels, dont des titres de propriété. Leur avocate, Me Clara Gérard-Rodriguez, évoque une stratégie de spoliation organisée.
Du côté des autorités gabonaises, les allégations sont catégoriquement rejetées. Libreville soutient que la justice nationale reste compétente pour instruire les dossiers impliquant la famille Bongo et promet la tenue d’un procès, qu’ils soient présents ou non.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









