Sous le slogan « No Kings » – « Pas de rois » –, les organisateurs affirment vouloir « défendre la démocratie » face à un chef d’État qui « pense que son pouvoir est absolu ». « Nous ne céderons pas face au chaos, à la corruption et à la cruauté », proclame le manifeste du mouvement, qui fédère près de 300 associations à travers les États-Unis.
Une mobilisation massive dans les bastions démocrates
Les plus fortes affluences sont attendues dans les grandes métropoles démocrates, où le président Trump a menacé de déployer la Garde nationale. À Chicago, où 70 000 personnes avaient déjà défilé en juin lors d’un précédent appel du mouvement, plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont de nouveau attendus.
La première journée d’action, organisée mi-juin, avait déjà rassemblé des millions de participants de tous âges à travers le pays. Le même jour, Donald Trump célébrait son 79e anniversaire lors d’une parade militaire à Washington.
La droite dénonce un mouvement « anti-américain »
Face à cette mobilisation, le camp républicain dénonce un mouvement hostile à l’Amérique. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a fustigé une « mobilisation haineuse » et affirmé que les manifestations seraient « infiltrées par des partisans du Hamas et des antifas ». Le gouverneur du Texas a, pour sa part, annoncé l’envoi de la Garde nationale afin de prévenir tout débordement.
Les républicains rappellent que le gouvernement Trump a classé la mouvance Antifa comme « organisation terroriste », une décision largement contestée par les défenseurs des libertés publiques.
Les organisateurs prônent la non-violence
Les organisateurs du mouvement « No Kings » insistent sur le caractère pacifique de la mobilisation. Ils appellent les participants à s’habiller en jaune, couleur symbole de solidarité avec d’autres mouvements pro-démocratie à travers le monde, notamment en Ukraine, à Hong Kong et en Corée du Sud.
« Ce mouvement va jouer un rôle déterminant pour l’avenir de l’Amérique », a déclaré à l’AFP Glenn Ivey, élu démocrate du Maryland, qui prévoit de participer aux manifestations.
L’appel a également été relayé par plusieurs figures d’Hollywood, dont Robert De Niro, qui a exhorté ses compatriotes à « se soulever pacifiquement ». Lors de la précédente mobilisation, des célébrités comme Mark Ruffalo ou Jimmy Kimmel avaient rejoint les cortèges, ce dernier ayant vu son émission temporairement suspendue après des critiques envers le gouvernement.
Des manifestations de soutien sont également prévues au Canada, notamment à Toronto, Vancouver et Ottawa.
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