Dans une déclaration publique, il a dressé un constat critique de la situation nationale tout en présentant les axes qu’il juge essentiels pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.
L’ancien chef de l’État s’est montré sévère envers la gouvernance actuelle, évoquant notamment l’aggravation de la pauvreté, la hausse du coût de la vie, les déguerpissements liés à certaines opérations d’aménagement urbain, ainsi que des atteintes aux libertés et à l’indépendance de la justice. Il estime également que les performances économiques affichées ne profitent pas équitablement à l’ensemble de la population.
Sept priorités pour refonder l’action publique
Pour répondre à ces défis, Laurent Gbagbo propose un Pacte social reposant sur sept piliers. Le premier concerne le pouvoir d’achat, avec l’ambition de mieux protéger les ménages face à l’inflation. Le deuxième est consacré à la jeunesse et met l’accent sur la création d’opportunités d’emploi.
Le troisième pilier vise à renforcer l’autonomie des femmes et à soutenir les familles. Le quatrième porte sur la justice, avec l’objectif de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires.
Les trois autres axes concernent la protection des libertés fondamentales, un développement économique plus équilibré entre les différentes régions du pays et la consolidation de la réconciliation nationale afin de tourner durablement la page des crises passées.
Un engagement présenté comme un devoir envers le pays
Revenant sur son parcours politique marqué par la crise postélectorale de 2010-2011 et plusieurs années de détention, Laurent Gbagbo a assuré que sa démarche dépassait la seule question de l’accession au pouvoir.
« À cette étape de ma vie, mon devoir n’est pas de préparer mon avenir, mais d’aider la Côte d’Ivoire à préparer le sien. Un homme passe, une génération passe, mais les valeurs doivent demeurer », a-t-il déclaré.
En somme, l’ancien président a appelé les Ivoiriens à maintenir l’espoir et à poursuivre la construction d’une nation fondée sur la souveraineté, la démocratie et une prospérité mieux partagée. Selon lui, le pays dispose des ressources nécessaires pour relever ses défis, à condition de placer l’intérêt collectif au cœur de l’action publique.
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