Selon un communiqué officiel, l’arrestation a eu lieu dans un centre commercial de la capitale administrative. Trois personnes ont été interpellées lors de l’opération : Kèmi Séba, son fils ainsi qu’un individu présenté comme un intermédiaire.
Des soupçons de franchissement illégal de frontière
D’après les éléments avancés par la police, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’implication dans une opération de facilitation de passage illégal entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, via le fleuve Limpopo.
Les enquêteurs indiquent que l’intermédiaire aurait perçu une somme de 250 000 rands pour organiser cette traversée. Le groupe aurait ensuite prévu de poursuivre son déplacement après une étape au Zimbabwe, avec une destination finale en dehors du continent africain.
Cette zone frontalière est régulièrement surveillée en raison des flux migratoires non autorisés, et les faits évoqués relèvent de la législation sud-africaine en matière de contrôle des frontières.
Procédure judiciaire en cours
Après leur interpellation, les trois suspects ont été placés en garde à vue puis présentés à la justice. Leur comparution a été reportée au 20 avril 2026, dans l’attente de la suite de la procédure. Ils restent pour l’instant en détention provisoire.
Par ailleurs, les autorités sud-africaines ont confirmé l’existence d’une procédure d’extradition visant Kèmi Séba. Au Bénin, un mandat d’arrêt international a été émis en décembre 2025 pour des faits qualifiés d’« apologie de coup d’État » par la justice béninoise.
Toutefois, la justice sud-africaine devra d’abord se prononcer sur les infractions liées au franchissement illégal de frontière avant d’examiner une éventuelle demande d’extradition.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été communiquée par les avocats ou l’entourage du militant. La prochaine audience devrait permettre de préciser les suites de cette affaire.
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