À l’époque, le Parlement, dominé par le parti au pouvoir, le African National Congress (ANC), avait rejeté un rapport indépendant estimant que le président sud-africain avait potentiellement enfreint la loi et la Constitution.
L’affaire trouve son origine dans le scandale dit de la ferme « Phala Phala », du nom de la propriété privée de Cyril Ramaphosa où plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide avaient été dérobés. Le président était accusé d’avoir dissimulé ce vol aux autorités policières et fiscales, provoquant une vive polémique politique dans le pays.
Dans sa décision rendue ce 8 mai, la présidente de la Cour constitutionnelle a estimé que le vote parlementaire de 2022 était « incompatible avec la Constitution, invalide et annulé ». Cette décision ouvre ainsi la voie à un possible réexamen du dossier par les députés sud-africains.
Le recours avait notamment été introduit par le parti d’opposition de gauche radicale Economic Freedom Fighters (EFF), qui conteste depuis plusieurs années la gestion de cette affaire par les institutions sud-africaines.
Cette nouvelle décision judiciaire pourrait fragiliser davantage la position politique de Cyril Ramaphosa à l’approche des prochains grands rendez-vous électoraux en Afrique du Sud, dans un contexte marqué par des tensions internes au sein de l’ANC et une pression croissante de l’opposition.
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