Dans une lettre de six pages rendue publique depuis l’étranger, le président du PDCI-RDA appelle ses militants à une mobilisation totale. « Nous devons l’emporter partout où le PDCI présentera des candidats, et soutenir ailleurs ceux de l’opposition », écrit Tidjane Thiam, qui n’a pu concourir à la présidentielle après l’invalidation de sa candidature.
Un appel à la participation massive
L’ancien patron du Crédit Suisse insiste sur la nécessité d’une forte mobilisation électorale pour, selon lui, éviter les fraudes et préserver la voix du peuple.
« Notre présence n’a de sens que si la participation est la plus élevée jamais constatée », martèle-t-il, exhortant les électeurs à se réapproprier le processus démocratique.
Cette annonce marque le retour en force du plus vieux parti de Côte d’Ivoire, longtemps pilier de la vie politique nationale et aujourd’hui en quête de relance.
Un enjeu de survie politique
Pour l’analyste politique Geoffroy-Julien Kouao, la décision du PDCI-RDA est stratégique :
« L’élection des députés est pour le PDCI une bouée de sauvetage s’il ne veut pas disparaître de la scène politique ivoirienne », estime-t-il.
Avant d’ajouter :
« Le refus pour le parti de présenter un plan B à la présidentielle lui a été politiquement préjudiciable. »
Lors des dernières législatives de 2021, le PDCI-RDA avait obtenu 65 sièges, loin derrière le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au pouvoir, qui en avait remporté 163, consolidant ainsi sa majorité.
Vers une recomposition du paysage politique ivoirien
Cette entrée en lice du PDCI-RDA rebat les cartes d’un scrutin législatif crucial, à deux mois seulement du vote. Pour Tidjane Thiam, il s’agit non seulement d’un test de légitimité, mais aussi d’un pari sur l’avenir d’un parti fondé par Félix Houphouët-Boigny, père de la nation ivoirienne.
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