Les députés ont largement rejeté dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre la partie recettes du projet de loi de finances 2026, lors de son examen en commission des finances. Ce revers intervient alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu tente de bâtir un compromis fragile avant le passage du texte dans l’hémicycle.
Sur l’ensemble des votants, 37 députés se sont prononcés contre, 11 ont voté pour, tandis que les autres se sont abstenus. L’opposition s’est montrée unanime : la gauche, l’extrême droite et Les Républicains (LR) ont tous rejeté la copie gouvernementale, malgré la présence de plusieurs anciens LR au sein de l’exécutif.
Le PS et Les Républicains ferment la porte à un compromis
« Le compte n’y est pas ce soir », a déclaré Philippe Brun, chef de file du Parti socialiste, à l’issue des débats, peu avant 2 heures du matin. Le PS, dont le soutien est jugé crucial pour éviter un rejet global du budget, a fait savoir qu’il attendait « un budget un peu plus votable ».
Même tonalité du côté de la droite : « Dans l’attente d’avoir un budget un peu plus votable, nous voterons contre cette copie », a confirmé Jean-Didier Berger, député LR.
Le texte arrive dans l’hémicycle le 24 octobre
Le projet de loi de finances 2026 sera désormais débattu à partir du vendredi 24 octobre dans l’hémicycle, à l’Assemblée nationale. Les discussions reprendront sur la version initiale du texte, celle du gouvernement, avant d’éventuelles modifications ou un recours à l’article 49.3, qui permettrait son adoption sans vote.
Ce rejet en commission illustre une nouvelle fois les fragilités politiques de la majorité, confrontée à un Parlement sans majorité absolue et à des oppositions déterminées à peser sur les orientations budgétaires du pays.
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