En une journée, les forces de l’ordre ont procédé à 708 contrôles de personnes et 621 contrôles de véhicules. Treize établissements horeca ont été inspectés. L’opération a abouti à 22 arrestations : 13 administratives et 9 judiciaires.
La police a également dressé : 83 procès-verbaux pour infractions routières (conduite sous influence, sans permis ou sans assurance), 2 PV pour détention de drogues, 2 PV pour port d’armes prohibées, 9 PV pour séjour illégal.
Selon la police fédérale, l’objectif était d’assurer une présence visible et de « frapper la criminalité sous toutes ses formes » grâce à des contrôles ciblés et coordonnés. Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) s’est déplacé sur le terrain, notamment dans le quartier du Peterbos à Anderlecht, accompagné du bourgmestre Fabrice Cumps (PS).
Si l’opération est présentée comme un succès sécuritaire, elle suscite aussi des réserves. Le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS), regrette de n’avoir pas été informé en amont :
« J’ai découvert presque par hasard cette opération, menée dans notre zone de police. Ce n’est pas le plus important, mais cela interroge la cohérence du partenariat entre les différents niveaux de pouvoir. »
Il alerte surtout sur la surcharge des effectifs :
« Le ministre Quintin ne tient pas compte de la débauche de moyens déjà nécessaires pour encadrer les matchs de football ou sécuriser les hotspots. Ajouter une opération coup de poing donne l’impression d’une action de communication plus que d’une stratégie durable. »
La police fédérale assure toutefois que d’autres opérations intégrées seront programmées prochainement pour maintenir la pression sur les réseaux criminels actifs dans la capitale.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie




