Arrêté et placé sous mandat de dépôt le 1er août 2025, Moussa Mara s’est présenté au tribunal sous forte escorte de sécurité. L’ancien Premier ministre, en poste entre 2014 et 2015, est jugé pour un tweet publié en juillet 2025, dans lequel il exprimait sa solidarité envers plusieurs personnalités arrêtées pour avoir critiqué la junte au pouvoir. Dans ce message, il écrivait :
« Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître. »
Son avocat, Me Mountaga Tall, a plaidé l’innocence de son client, estimant qu’aucune infraction n’était constituée. Pour la défense, ce tweet relève de la liberté d’expression et ne peut en aucun cas être assimilé à une atteinte à l’État ou à une opposition à l’autorité légitime. Il a demandé la relaxe pure et simple de Moussa Mara.
Le parquet, de son côté, a adopté une ligne dure en requérant 24 mois de prison contre l’ancien chef du gouvernement. Cette demande a été perçue comme un signal politique fort dans un contexte où la junte malienne multiplie les poursuites contre les voix critiques.
Une affaire au retentissement politique
Ce procès, très médiatisé, s’inscrit dans un climat de tensions croissantes au Mali autour de la liberté d’expression et de la place des opposants politiques. Les soutiens de Moussa Mara dénoncent un procès politique, tandis que ses détracteurs estiment que l’ex-Premier ministre cherche à se repositionner sur la scène nationale.
Le jugement est attendu pour le 27 octobre 2025, date à laquelle sera connue la décision définitive de la Cour.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










