Dès l’aube, un imposant dispositif policier et militaire a été déployé. Les principaux axes menant à la place d’Ambohijatovo, lieu symbolique de rassemblement, étaient quadrillés par des cordons de sécurité. Les manifestants, regroupés par petits cortèges, tentaient de contourner les barrages en insistant sur le caractère pacifique de leur mobilisation.
Sur les banderoles et pancartes brandies dans les rues, des slogans explicites : « Laissez-nous faire entendre nos droits », « Stop à une vie faite de bidons jaunes et de noirceur », ou encore « Nous ne voulons pas de troubles, nous voulons juste nos droits ».
Escalade de tensions
Vers 10h45, la situation a basculé. Des unités spéciales de la gendarmerie (GSIS), cagoulées et arrivées en 4×4 blancs, ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser la foule. Plusieurs blessés sont à déplorer et au moins trois arrestations ont été confirmées.
À la mi-journée, les affrontements se poursuivaient dans le centre-ville, où les sirènes et les détonations résonnaient toujours. Aucune personnalité politique n’a été aperçue sur les lieux de rassemblement, laissant place à une mobilisation essentiellement citoyenne.
Cette contestation illustre la colère grandissante des habitants de la capitale malgache, où la pénurie d’eau et les délestages électriques rythment désormais le quotidien de près de trois millions de personnes.
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