Tout en réaffirmant la protection réciproque dont bénéficient les ressortissants dans les deux pays, le gouvernement béninois adopte un ton plus ferme. Il prévient que des poursuites judiciaires seront engagées contre toute personne tenant des propos outrageants contre les autorités ou incitant à la haine en ligne, conformément au Code du numérique.
Un climat tendu depuis août
Cette nouvelle mise au point intervient après une série de communiqués publiés en août. Le 14 août, le ministère des Affaires étrangères annonçait l’envoi d’une mission au Gabon pour recenser les Béninois souhaitant regagner volontairement leur pays, en raison de restrictions économiques visant les étrangers. Quatre jours plus tard, un second communiqué appelait déjà à la courtoisie dans les échanges entre citoyens des deux pays.
Diplomatie en coulisses
La question a également été abordée au niveau diplomatique. Le 22 août, en marge de la TICAD 9 à Yokohama, la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, a rencontré le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michel Onanga Ndiaye. Celui-ci avait réaffirmé la souveraineté du Gabon dans l’organisation économique à Lambaréné, tout en assurant que les ressortissants étrangers restaient protégés.
À l’origine, la crise est née d’un conflit autour de l’attribution des places au marché central de Lambaréné, avant d’être amplifiée par des échanges virulents sur les réseaux sociaux. Cotonou insiste désormais sur la nécessité de privilégier la paix, la tolérance et le respect mutuel, afin d’éviter que ces tensions n’affectent durablement les relations bilatérales.
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