Machar et ses co-accusés sont poursuivis pour trahison, crimes contre l’humanité, meurtre, conspiration, terrorisme et destruction de biens publics et militaires. Le procès, retransmis à la télévision nationale, marque une étape judiciaire majeure dans un pays toujours fragile après des années de guerre civile.
Une défense qui conteste la légitimité du procès
Dès l’ouverture des débats, les avocats de Machar ont dénoncé un « tribunal incompétent ». Ils affirment que ces poursuites violent l’accord de paix de 2018, signé avec le président Salva Kiir pour mettre fin à un conflit ayant causé environ 400 000 morts. Selon eux, cet accord reste la base légale du gouvernement de transition et garantit à Machar son statut de premier vice-président.
La défense a mis en garde contre un possible retour à la guerre civile, alors que des groupes armés considérés comme fidèles à Machar affrontent déjà les forces gouvernementales. Les débats ont été ajournés à mardi.
Un duel politique ancien
Riek Machar et Salva Kiir, issus de groupes ethniques rivaux – les Dinka pour Kiir et les Nuer pour Machar – étaient autrefois alliés dans la lutte qui a mené à l’indépendance du Soudan du Sud en 2011. Mais leurs rivalités politiques et ethniques continuent d’alimenter l’instabilité du pays.
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