L’épidémie a été officiellement déclarée après la confirmation d’un cas chez une femme enceinte à Boulapé. Cette résurgence est la première dans la région depuis plus de dix ans, et la seizième flambée d’Ebola en RDC depuis l’apparition du virus en 1976. La plus meurtrière reste celle de l’est du pays entre 2018 et 2020, qui avait fait plus de 1 000 victimes.
Le Kasaï, province enclavée située à plus de 1 000 km de Kinshasa, fait face à de graves défis logistiques et sanitaires. Le docteur Ngashi Ngongo, conseiller principal auprès de l’Africa CDC, souligne que la forte densité des villages et l’insécurité persistante dans l’est du pays compliquent les efforts de riposte et favorisent la diffusion du virus.
En réponse à cette nouvelle crise, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les équipes congolaises d’intervention rapide ont été dépêchées sur place. Leur mission : renforcer la surveillance épidémiologique, assurer la prise en charge des malades et limiter la propagation de l’épidémie.
À Tshikapa, capitale provinciale du Kasaï, des mesures strictes sont déjà appliquées : restriction des déplacements, installation de points de contrôle sanitaire et mise en place de dispositifs de prévention et de traitement pour protéger les populations.
Cette résurgence d’Ebola rappelle la fragilité du système de santé congolais face aux épidémies récurrentes, mais aussi l’importance de la coopération internationale pour contenir rapidement les flambées. Les experts craignent que, sans une riposte rapide et coordonnée, le virus puisse s’étendre au-delà du Kasaï.
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