dimanche, mars 15, 2026
  • Connex.
  • S'enrégistrer
LEXPRESS24.NET
  • Qui sommes-nous
  • Revue de presseRevue de Presse
    • International [ Revue de Presse Internationale ]
  • InternationalInternat.
    • Afrique
    • Europ et Moyen-Orient
    • Amériques
    • Asie
  • Eco – Finances
    • Finances
    • Economie
  • Technologies
  • Géopolitique
  • Environnement
  • Diplomatie
  • PLUS
    • Faits divers
    • Communiqué
No Result
View All Result
  • Qui sommes-nous
  • Revue de presseRevue de Presse
    • International [ Revue de Presse Internationale ]
  • InternationalInternat.
    • Afrique
    • Europ et Moyen-Orient
    • Amériques
    • Asie
  • Eco – Finances
    • Finances
    • Economie
  • Technologies
  • Géopolitique
  • Environnement
  • Diplomatie
  • PLUS
    • Faits divers
    • Communiqué
No Result
View All Result
L'EXPRESS24.LU
No Result
View All Result
Accueil Non classé

Interview, COP 26/Tanguy Gahouma : « Face au changement climatique, l’Afrique ne demande pas l’aumône »

Par L'Express24
1 mai 2022
dans Non classé
0
Partager sur FacebookTwitterWhatsapp

Alors que tous les regards sont désormais tournés vers Glasgow, en Écosse, où se réunit la 26e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 26), du 31 octobre au 12 novembre 2021, les Africains affûtent leurs arguments pour obtenir des engagements clairs et les financements promis par les pays développés.

Entre cette COP et la précédente, plusieurs rapports ont été publiés, montrant une dégradation plus rapide et importante que prévue de la situation climatique et écologique dans le monde. Ils ont aussi relevé l’urgence d’agir réellement, au-delà des promesses. Tous en sont conscients, si rien n’est fait, il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris de 2015, qui prévoit de limiter la montée des températures en dessous de 2 degrés, et si possible à 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle.

À lireAbsolument

Afrique du Sud : soupçonné de corruption, le ministre des sports annonce sa démission

Belgique: « Ada, la Luberne Tigrée », une aventure littéraire de Rachel Camara.

Ukraine : Une partie du pays veut rejoindre la Russie

Directeur général de l’Agence gabonaise d’études et d’observation spatiale (Ageos) et secrétaire permanent du Conseil national gabonais du climat, Tanguy Gahouma est le président du Groupe africain de négociateurs sur le changement climatique à la COP26. À quelques jours de ces assises, il détaille dans une interview accordée à Jeune Afrique ce que le continent en attend.

Quels sont les priorités des négociateurs africains pour cette COP26 ?

Tanguy Gahouma : La COP 26 représente pour nous l’échéance la plus importante depuis la COP21 de Paris. Cette dernière avait permis d’arriver à un accord, une grande première après des décennies de négociation et depuis la signature en mars 1994 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Désormais, la priorité est de mettre en œuvre cet accord. Nous souhaitons entrer dans la phase de l’action, passer l’étape des questions de procédures pour attaquer frontalement le dérèglement climatique.

Plutôt que de réduire nos émissions de 40 ou 50 % dans les dix prochaines années, nous allons encore les accroître de 10 %. Pour nous, Africains, c’est inacceptable.

Pensez-vous que les décideurs politiques seront sensibles aux alertes des experts ?

Dans son dernier rapport, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) tranche, pour la première fois, le débat portant sur qui, de la nature ou de l’homme, est responsable du réchauffement : il affirme que la température de la Terre a augmenté de 1,1 degré depuis la période préindustrielle et que l’action humaine en est définitivement et indéniablement responsable. Et si nous dépassons les 1,5 degré, nous aurons atteint le point de rupture, la situation deviendra irréversible. Au-delà des considérations techniques, la priorité est donc politique pour le groupe Afrique. Nous devons mobiliser toutes les énergies pour que le thermomètre arrête de monter.

Les Africains ont-ils, plus que les autres, intérêt à agir ?

Selon les Contributions déterminées au niveau national [premiers objectifs et mesures climatiques fixés lors de la COP21], nous sommes sur une trajectoire qui nous conduit vers plus de 2,5 degrés, voire quasiment trois degrés. Selon ces données, plutôt que de réduire nos émissions de 40 ou 50 % dans les dix prochaines années – et c’est ce qu’il faut faire ! – nous allons encore les accroître de 10 %.

Pour nous, Africains, c’est inacceptable. On ne peut pas s’engager dans l’accord de Paris censé favoriser la baisse des émissions tout en constatant que la situation empire et en sachant que nous n’avons plus que dix ans pour agir avant le point de non-retour. Cette COP 26 doit réussir à remettre en adéquation les ambitions nationales avec l’engagement de Paris : celui de limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, voire 1,5°C.

L’Afrique est-elle le continent le plus vulnérable, comme l’affirment la majorité des experts ?

Oui, l’Afrique est le continent le plus vulnérable. C’est important que tout le monde le sache. Nous sommes la zone du monde la plus chaude. Lagos, Libreville, Dakar, Douala, Le Cap… La plupart de nos grandes villes sont situées sur la côte. En conséquence, une grande partie de nos populations, de notre environnement et de nos économies est directement impactée par la hausse du niveau de la mer. Le trait de côte recule déjà année après année. Et notre vulnérabilité est d’autant plus importante que nous sommes moins développés que les autres régions.

Nous demandons le soutien des pays développés parce qu’ils endossent la responsabilité historique de cette catastrophe

Les pays développés s’étaient engagés à verser conjointement 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique. Ces promesses ont-elles été tenues ?

Ces fameux 100 milliards de dollars, c’est un engagement politique et il est vital qu’il soit respecté. Ce sera l’un des enjeux de cette COP26. Nous demandons le soutien des pays développés parce qu’ils endossent la responsabilité historique de cette catastrophe. Nous ne demandons pas d’argent pour nos dépenses courantes, nous voulons un soutien technologique, nous voulons être aidés à améliorer nos capacités d’adaptation.

Quand et comment les fonds seront effectivement mis sur la table ? Si l’on ne parvient pas à répondre à ces questions, le processus aura perdu de sa crédibilité. Dans une telle négociation, la confiance mutuelle est la règle. Si nos partenaires veulent que nous fassions des efforts, ils doivent nous envoyer des signaux positifs. Il n’est pas juste de faire reposer uniquement sur nous les efforts nécessaires pour sauver notre planète alors que la responsabilité de sa mise en danger incombe à d’autres.

Ces 100 milliards de dollars promis sont-ils à la hauteur des besoins réels ?

Les 100 milliards de dollars par an sont une estimation proposée par les politiques. Nos estimations montrent que le vrai coût à consentir est dix fois plus important. Pendant cette COP, nous insisterons donc sur l’article 9.3 de l’accord de Paris, qui exige de déterminer le montant du financement nécessaire. D’autant que l’on sent que certains ne souhaitent pas ouvrir ce dossier…

Le Gabon milite pour que ses efforts de préservation des forêts et des puits de carbone soient pris en compte

À Glasgow, l’un des grands enjeux portera sur le mécanisme d’échange de « droits à polluer » entre les pays qui émettent peu et ceux qui émettent trop. Quelle position allez-vous défendre ?

Ce système n’est pas uniquement un mécanisme de marché, il pourrait contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il faut donc finaliser l’article 6 de l’accord de Paris [qui prévoit son instauration]. Certains pays développés estiment que les crédits du Mécanisme pour un développement propre [MDP, financement de projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre selon le principe de la compensation carbone dans le cadre du protocole de Kyoto] devraient être directement transférés dans le dispositif prévu au titre de cet article 6. Nous souhaitons au contraire limiter ces transferts. Si ceux-ci se font selon les désirs exprimés par ces pays développés, nous, Africains, aurons l’impression de perdre notre temps, car il ne s’agira pas d’efforts concrets. Nous souhaitons également que les financements disponibles dans le cadre du MDP contribuent au fonds d’adaptation au changement climatique pour les pays en développement.

Pourquoi l’Afrique ne profite-t-elle pas du marché carbone ?

Le continent n’est qu’un petit émetteur, avec 4 % des émissions mondiales. Elle n’a donc reçu que 1 % des financements émis dans le cadre du MDP et elle ne pourra pas être un gros bénéficiaire. C’est un non sens. Le Gabon milite pour que les efforts de préservation des forêts et des puits de carbone soient aussi pris en compte. Car si le pays déforeste 10 000 hectares par an, il en préserve dans le même temps 23 millions.

L’Afrique demande à accéder à des technologies et à des opportunités de développement

La lutte contre le réchauffement climatique peut-elle aussi être porteuse d’opportunités ?

Oui, mais à condition que l’on ne nous emmène pas dans des directions qui ne sont pas les nôtres. En Afrique, au moins un tiers de la population n’a pas accès à l’électricité. Comment dès leur parler de mobilité électrique ou d’énergie verte ? Nous avons un gros potentiel dans le domaine de l’hydroélectricité, nous disposons de l’ensoleillement le plus important au monde… Mais il faut prévoir un transfert de technologies et un accompagnement des populations vers des solutions plus durables.

Prenez le développement de l’agriculture industrielle : comment accompagne-t-on les pays à trouver une ressource équivalente à ce que rapporte l’huile de palme pour éviter la déforestation qu’ont connue d’autres bassins de production, en Amazonie ou en Indonésie ? Sur le climat, l’Afrique ne demande pas l’aumône, nous demandons à accéder à des technologies et à des opportunités de développement qui soient en phase avec l’accord de Paris.

Source: Jeune Afrique

Partager :

  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Plus
  • Partager sur Telegram(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Telegram
L'Express24

L'Express24

En rapport avec Ce concenu

Sénégal : un soldat tué et six militaires blessés lors d’un affrontement près de la frontière gambienne

Par Amen TEWOU
14 mars 2026
0

Les faits se sont déroulés dans la matinée du 12 mars dans la zone de Kadialock, au nord du département...

Irak : la chute d’un avion ravitailleur militaire américain fait au moins six morts

Par Amen TEWOU
14 mars 2026
0

Selon le commandement américain chargé des opérations dans la région, l’appareil impliqué est un Boeing KC-135 Stratotanker. L’accident s’est produit...

Éthiopie : au moins 80 morts après des inondations, trois jours de deuil national décretés

Par Amen TEWOU
14 mars 2026
0

Les intempéries ont frappé cette semaine la région de Gamo, où des crues soudaines et des glissements de terrain ont...

Pays-Bas : explosion devant une école juive à Amsterdam

Par Richard AZIAGUE
14 mars 2026
0

La maire de la capitale néerlandaise, Femke Halsema, a condamné « un acte lâche d’agression » visant la communauté juive....

Congo-Brazzaville : fin de campagne avant l’élection présidentielle

Par Richard AZIAGUE
14 mars 2026
0

Selon la Constitution en vigueur, le chef de l’État, âgé de 82 ans, peut briguer un dernier mandat de cinq...

Guerre au Moyen-Orient : complètement vaincu, l’Iran veut un accord selon Trump

Par APMoNews
14 mars 2026
0

Vendredi 12 mars, le président américain a menacé d’« anéantir » les infrastructures pétrolières de l’île de Kharg, un site...

Suivant

Centrafrique : la garde présidentielle tire sur les soldats de l’ONU

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus Populaires

  • 8ᵉ de finale LDC | Le Real vainc City, le PSG se régale face à Chelsea

    11530 partages
    Partage 4612 Tweet 2883
  • Quand Donald Trump appelle Volodymyr Zelensky à l’aide

    11526 partages
    Partage 4610 Tweet 2882
  • Liga | J27 : le Real Madrid s’impose dans la douleur face au Celta Vigo

    11522 partages
    Partage 4609 Tweet 2881
  • Le Ghana paie le prix de la guerre au-delà de ses frontières

    11520 partages
    Partage 4608 Tweet 2880

Recommandés pour vous !

L’Iran promet une réponse militaire aux Etats-Unis

9 mois ago

Donald Trump s’oppose à la poursuite du procès contre Benyamin Nétanyahou

9 mois ago

Restons connectés

L'EXPRESS 24

L’EXPRESS 24 : Nous informons 24h/24

Siège Social

Agence de Presse

L’Express 24
Tél.  +352 661131306
Contact : [email protected] | [email protected]

DERNIERES 24H

Articles récents

  • Sénégal : un soldat tué et six militaires blessés lors d’un affrontement près de la frontière gambienne 14 mars 2026
  • Irak : la chute d’un avion ravitailleur militaire américain fait au moins six morts 14 mars 2026
  • Éthiopie : au moins 80 morts après des inondations, trois jours de deuil national décretés 14 mars 2026

COMMUNIQUES

Huawei numéro 1 mondial des objets connectés deux trimestres de suite

Côte d’Ivoire : un partenariat pour protéger les enfants dans les communautés cacaoyères

Hollyland présente ses nouvelles solutions audiovisuelles à l’IBC 2025 d’Amsterdam

Singapour accueillera MORROW, un centre de longévité à 156 millions de dollars

Milliardaires en hausse : l’Afrique accélère la course à la richesse mondiale

ASEAN 2025 : un premier forum juridique fondateur pour la coopération régionale

REVUE DE PRESSE

Luxembourg

Afrique

International

Copyright © 2025- L'EXPRESS 24, Tous droits réservés

No Result
View All Result
  • Qui sommes-nous
  • Revue de presse
    • International [ Revue de Presse Internationale ]
  • International
    • Afrique
    • Europ et Moyen-Orient
    • Amériques
    • Asie
  • Eco – Finances
    • Finances
    • Economie
  • Technologies
  • Géopolitique
  • Environnement
  • Diplomatie
  • PLUS
    • Faits divers
    • Communiqué

Copyright © 2025- L'EXPRESS 24, Tous droits réservés

Bienvenue

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créer un nouveau compte !

Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

Tous les champs sont obligatoires. Connexion

Récupérer votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse électronique pour réinitialiser votre mot de passe.

Connexion