L’opération, entrée en vigueur à minuit vendredi, mobilise la U.S. Park Police en coordination avec une dizaine d’agences, dont la Capitol Police, le FBI, la DEA, l’ATF, l’ICE, les U.S. Marshals et Homeland Security Investigations. Selon la Maison-Blanche, l’objectif est clair : «Il n’y aura plus de refuge pour les criminels violents à D.C. », a affirmé la porte-parole Karoline Leavitt.
Une décision controversée
Washington a enregistré en 2024 son plus bas niveau de criminalité violente depuis 30 ans, avec une baisse supplémentaire de 26 % cette année. Des élus locaux dénoncent donc une mesure disproportionnée. Eleanor Holmes Norton, représentante de la ville au Congrès, accuse le président d’instrumentaliser la sécurité pour imposer un contrôle fédéral accru.
En vertu du statut particulier de Washington, le président peut temporairement prendre le contrôle de la police locale en cas « d’urgence », mais cette autorité ne peut excéder 48 heures sans l’aval du Congrès.
Un projet de contrôle durable
Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait aller plus loin, en révoquant le Home Rule Act de 1973, qui accorde à la capitale une autonomie limitée. Une telle décision nécessiterait cependant un vote du Congrès, dont l’issue est incertaine.
L’opération actuelle s’inscrit dans le cadre du « Making D.C. Safe and Beautiful Task Force », créé par décret en mars. Elle pourrait être prolongée au-delà des sept jours prévus initialement, selon l’évolution de la situation.
« Washington D.C. sera libérée aujourd’hui ! Crime, saleté et racaille disparaîtront », a déclaré Trump sur sa plateforme Truth Social, promettant de « redonner à la capitale sa grandeur ».
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