C’est ce qu’a confirmé Dansa Kourouma, président du Conseil national de la transition (CNT), lors d’une conférence de presse organisée dimanche 29 juin à Conakry. Selon les premières informations rendues publiques, le mandat du futur président de la République sera porté à sept ans, contre six auparavant, et ne pourra être renouvelé qu’une seule fois.
Une candidature possible pour Doumbouya
Alors que la charte de la transition, toujours en vigueur, interdit au président de la transition de briguer un mandat électif, Dansa Kourouma a affirmé que le général Mamadi Doumbouya serait autorisé à se présenter à la prochaine élection présidentielle selon les nouvelles dispositions prévues dans le texte constitutionnel.
Cette annonce confirme les craintes de certains observateurs, qui redoutent un glissement progressif vers une personnalisation du pouvoir, deux ans après le coup d’État militaire qui a renversé Alpha Condé en septembre 2021.
Vers un système bicaméral
Le projet de Constitution introduit également une nouveauté institutionnelle majeure : la création d’un Sénat, qui viendra compléter l’Assemblée nationale pour former un Parlement bicaméral. Aucune précision n’a encore été donnée sur la composition ou les modalités de désignation des membres de cette future chambre haute.
Un texte encore non publié
Le texte du projet de Constitution a été voté à huis clos par les membres du CNT. Il ne sera rendu public que lorsque le chef de la transition en donnera l’autorisation, a précisé Dansa Kourouma, sans avancer de calendrier.
Cette absence de transparence dans le processus constitutionnel soulève de vives critiques de la part de la société civile et de l’opposition politique, qui réclament un débat national inclusif avant toute validation du texte.
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