Selon un communiqué du parquet, les personnes concernées ont été présentées devant la justice. Parallèlement, les poursuites visant 28 autres personnes ont été abandonnées.
Cette procédure intervient quelques mois après l’entrée en vigueur, en mars, d’une nouvelle loi renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Les peines encourues ont été portées de cinq à dix ans de prison.
Plus de 100 arrestations ces derniers mois
Selon les autorités, plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées au cours des derniers mois dans le cadre d’affaires liées à des soupçons d’actes homosexuels. Certaines procédures comportaient également des accusations liées à la transmission volontaire du VIH.
Dans le dossier annoncé vendredi, le parquet indique toutefois que les accusations de « mise en danger de la vie d’autrui » et de « transmission volontaire du VIH/sida » ont été abandonnées.
Parmi les personnes initialement poursuivies figurait un ressortissant français, ingénieur d’une trentaine d’années installé à Dakar. Détenu depuis février, il a bénéficié d’un abandon des poursuites pour « actes contre nature », selon le procureur Saliou Dicko cité par l’AFP. Le parquet a néanmoins fait appel de cette décision.
Des inquiétudes sur les droits humains
Le durcissement de la législation sénégalaise intervient dans un contexte régional marqué par le renforcement des mesures répressives contre les relations entre personnes de même sexe.
Des organisations de défense des droits humains dénoncent la multiplication des arrestations et des poursuites visant les personnes LGBT+ dans plusieurs pays africains, estimant que ces mesures portent atteinte aux droits fondamentaux.
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