Ce rapport qui sera officiellement publié le 1er juillet 2026, souligne que l’accord, signé le 27 juin 2025 par les ministres des Affaires étrangères des deux pays avant d’être officiellement entériné en décembre par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Washington, peine à produire des effets concrets.
Sur les 30 engagements prévus dans le texte, trois seulement ont été entièrement exécutés. Ces avancées concernent essentiellement des dispositifs institutionnels, notamment la création du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire (JSCM) et du Comité de surveillance conjointe (JOC), chargés de suivre l’application de l’accord.
En revanche, les principales mesures sécuritaires enregistrent des progrès limités. En RDC, les opérations de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), lancées à la fin du mois de mars 2026, obtiennent une note de 5 sur 10. Du côté rwandais, le processus de levée des mesures défensives, qui inclut principalement le retrait des forces déployées par Kigali, n’affiche qu’un score de 2,5 sur 10.
Les auteurs du rapport pointent un déséquilibre dans l’exécution des engagements, estimant que les priorités des deux parties ne convergent pas suffisamment. Ils mettent également en avant un déficit de confiance persistant entre Kinshasa et Kigali, un facteur qui freine la coopération bilatérale et compromet la mise en œuvre des dispositions les plus sensibles de l’accord.
Selon le Baromètre, cette méfiance continue d’alimenter les tensions dans l’est de la RDC, où les violences persistent malgré les engagements pris en faveur d’un retour durable à la paix. Le rapport appelle ainsi les deux gouvernements à accélérer l’application des mesures convenues afin de restaurer la confiance et d’éviter un nouvel enlisement du processus de paix.
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