Selon plusieurs sources locales, les assaillants ont lancé leur offensive vers deux heures du matin, ouvrant le feu sur des habitations ainsi que sur un centre de santé. Parmi les victimes figurent un médecin et cinq patients qui recevaient des soins au moment de l’attaque. Une femme venue accoucher a réussi à s’enfuir par une sortie arrière, tandis que son époux a été tué. Le révérend Markus Nyam, pasteur de l’Église du Christ dans les Nations, compte également parmi les personnes décédées.
Le bilan provisoire fait état de 22 morts, dont dix-sept hommes et cinq femmes.
Des habitants accusent les forces de sécurité d’avoir réagi tardivement malgré les alertes lancées pendant l’attaque. D’après un témoin cité par des médias locaux, les secours ne sont arrivés qu’au lever du jour.
Cette tragédie survient quelques jours après une autre attaque contre la communauté chrétienne d’Ungwan Magaji, dans l’État voisin de Kaduna. Le 16 juin, neuf personnes y avaient perdu la vie et onze autres avaient été blessées, parmi lesquelles le responsable chrétien local Samuel Alaket.
Face à la multiplication des violences, les habitants réclament une intervention plus efficace des autorités. La Sunny Clinic, établissement médical qui accueille régulièrement des victimes de ces attaques, appelle notamment le gouvernement à renforcer ses capacités en équipements et fournitures médicales afin de faire face aux urgences.
Le Nigeria demeure l’un des pays les plus touchés par les violences visant les communautés chrétiennes. Plusieurs organisations de défense des droits humains attribuent une grande partie de ces attaques à des groupes armés opérant dans les régions du centre et du nord du pays, où les tensions sécuritaires restent particulièrement élevées.
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