La Cour pénale internationale précise avoir reçu cette notification le 18 juin 2026. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la position adoptée par Niamey l’an dernier, lorsque les autorités nigériennes avaient annoncé leur intention de quitter l’institution, à l’instar du Mali et du Burkina Faso.
Comme le prévoit le Statut de Rome, ce retrait ne deviendra effectif qu’au bout d’un délai d’un an, soit le 18 juin 2027. D’ici là, le Niger reste tenu de respecter l’ensemble de ses engagements envers la juridiction internationale.
Dans sa réaction, la CPI rappelle que chaque État est libre d’adhérer à un traité ou de s’en retirer conformément au droit international. L’institution regrette toutefois cette décision, estimant qu’elle va à contre-courant des efforts menés à l’échelle mondiale pour combattre l’impunité des auteurs de crimes internationaux graves.
La Cour souligne par ailleurs que le Statut de Rome rassemble actuellement 125 États parties. Plusieurs grandes puissances, dont les États-Unis, la Russie, la Chine, Israël et le Myanmar, ne figurent cependant pas parmi ses membres.
Ce retrait traduit une nouvelle orientation diplomatique de Niamey, dans un contexte marqué par une redéfinition de ses relations avec plusieurs organisations et partenaires internationaux depuis le changement de pouvoir intervenu en 2023.
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