Dans un rapport publié récemment, l’ONG affirme que des centaines de personnes auraient été contraintes de rejoindre les rangs du groupe armé, parmi lesquelles figuraient des enfants âgés d’à peine 12 ans.
Selon Human Rights Watch, le M23 aurait mis en place plusieurs camps d’entraînement et de détention dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les personnes retenues dans ces sites auraient été victimes de mauvais traitements, notamment de passages à tabac et de privations de nourriture, d’eau, de médicaments et de soins.
L’ONG indique également que les rebelles auraient mené des opérations de rafle dans différentes localités, installant des barrages routiers et procédant à des arrestations dans des lieux publics tels que des hôpitaux, des écoles et des églises. Les personnes interpellées auraient ensuite été transportées vers des camps contrôlés par le mouvement.
Le rapport affirme par ailleurs que plusieurs témoins ont identifié la présence de soldats rwandais lors de certaines opérations de recrutement ainsi qu’au sein des structures d’encadrement et d’entraînement des recrues.
De son côté, le Rwanda a rejeté ces accusations. Dans un communiqué, Kigali a nié toute implication dans les faits rapportés et a dénoncé une tentative de présenter le M23 et les forces rwandaises comme une seule et même entité.
Ces nouvelles accusations interviennent alors que la situation sécuritaire demeure particulièrement tendue dans l’est de la RDC, où les combats entre le M23 et les forces gouvernementales continuent d’alimenter les inquiétudes de la communauté internationale.
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