Selon l’armée américaine, les bombardements ont ciblé des sites de surveillance militaire, des systèmes de communication et des infrastructures de défense aérienne répartis sur plusieurs régions d’Iran. Ces opérations interviennent après que le président Donald Trump a accusé Téhéran de ralentir les négociations destinées à mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
En réaction, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé des drones contre les bases militaires américaines d’Ali Al-Salem et d’Ahmad Al-Jaber au Koweït, ainsi que contre la base aérienne de Sheikh Isa à Bahreïn. Ils affirment également avoir tiré douze missiles balistiques en direction de la base d’Al-Azrak, en Jordanie, utilisée par les forces américaines.
Face à cette escalade, Bahreïn a déclenché ses sirènes d’alerte aérienne tandis que le Koweït a fermé son espace aérien et mobilisé ses défenses contre des cibles hostiles.
L’Iran a par ailleurs annoncé son intention de prendre pour cible tout navire empruntant le détroit d’Ormuz, estimant que cette zone stratégique devait être fermée jusqu’à nouvel ordre. Les autorités iraniennes avertissent que toute présence maritime dans cette zone pourrait être considérée comme une collaboration avec les États-Unis.
Washington conteste toutefois ces déclarations. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) affirme que les navires commerciaux continuent de circuler dans le détroit et dément tout blocage effectif de cette route maritime essentielle, par laquelle transite habituellement près de 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Cette montée des tensions a immédiatement eu des répercussions sur les marchés énergétiques. Les cours du pétrole sont repartis à la hausse, le Brent dépassant les 94 dollars le baril et le WTI franchissant les 91 dollars, alimentés par les craintes d’une perturbation durable des approvisionnements mondiaux.
Dans ce contexte explosif, le conflit continue également de s’étendre au Liban. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a appelé les Libanais à se mobiliser contre le Hezbollah, tandis que Téhéran insiste pour que toute négociation de paix inclue la situation libanaise. Depuis le début des hostilités, plus de 3 600 personnes ont perdu la vie au Liban selon les derniers bilans.
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