Le navire, baptisé Tagor, a été arraisonné à plus de 740 kilomètres à l’ouest de la Bretagne. Selon les autorités françaises, le pétrolier, parti du port russe de Mourmansk à destination du Cameroun, naviguait sous un pavillon dont l’authenticité suscitait de sérieux doutes.
Le capitaine du bâtiment, de nationalité russe, aurait refusé à plusieurs reprises de répondre aux injonctions des militaires français. Face à cette situation, les forces navales sont montées à bord afin de procéder à des vérifications. Les documents examinés auraient confirmé des irrégularités concernant le pavillon affiché par le navire.
Une enquête ouverte par la justice française
À la suite de l’interception, le parquet de Brest a ouvert une enquête pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer. Les investigations ont été confiées à la gendarmerie maritime.
Les autorités françaises rappellent que le Tagor figure déjà sur plusieurs listes de sanctions américaines, européennes et britanniques. Le pétrolier est également connu pour avoir changé à plusieurs reprises d’immatriculation et de pavillon ces dernières années.
Le navire, qui compte 23 membres d’équipage, est actuellement escorté vers une zone de mouillage où les contrôles doivent se poursuivre.
Moscou dénonce une « piraterie internationale »
La réaction de la Russie ne s’est pas fait attendre. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié l’intervention française d’opération « illégale », allant jusqu’à la comparer à une forme de « piraterie internationale ».
Moscou estime que l’arraisonnement du navire constitue une violation des règles de navigation maritime. Les autorités russes n’ont toutefois pas précisé les mesures qu’elles pourraient prendre en réponse à cette affaire.
La France renforce sa lutte contre la flotte fantôme
Pour Paris, cette opération s’inscrit dans la lutte contre les réseaux maritimes utilisés par la Russie pour contourner les restrictions imposées depuis le début de la guerre en Ukraine.
Le président français, Emmanuel Macron, a réaffirmé la volonté de la France de combattre les navires impliqués dans le contournement des sanctions internationales. Selon lui, ces activités contribuent au financement de l’effort de guerre russe.
Le Tagor est le quatrième pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté par la France depuis 2025. Les autorités françaises ont récemment annoncé un renforcement des sanctions et des peines applicables aux navires naviguant sous de faux pavillons ou refusant de se soumettre aux contrôles en mer.
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