Face à l’assaut, les forces béninoises ont rapidement riposté. Un haut responsable militaire, sous couvert d’anonymat, affirme que les assaillants auraient subi d’importantes pertes. « Nous les avons repérés bien avant leur arrivée. Ils ont enregistré de nombreux morts, mais ont emporté leurs corps dans leur repli », a confié cette source.
Du côté des forces béninoises, le bilan provisoire fait état de quatre soldats tués. Après les affrontements, l’armée a déclenché des opérations de ratissage et de poursuite dans cette région frontalière considérée comme l’un des principaux foyers de la menace terroriste au Bénin.
Située entre le Bénin et le Burkina Faso, la zone de Kourou Koualou est régulièrement présentée par les spécialistes sécuritaires comme un corridor stratégique utilisé par des groupes armés actifs dans le Sahel. Depuis plusieurs mois, les attaques contre les positions militaires et les incursions jihadistes se multiplient dans cette partie septentrionale du pays.
Ces violences interviennent dans un contexte politique particulier, au lendemain de l’investiture du nouveau président béninois Romuald Wadagni et quelques heures seulement après la prise de fonction officielle du nouveau ministre de la Défense, Gildas Agonkan.
Devant la haute hiérarchie militaire, le ministre a affiché sa détermination à renforcer les capacités de défense du pays. « Notre ténacité ne faiblira face à aucune menace. Aucun effort ne sera épargné pour poursuivre la formation, l’équipement et la modernisation des forces armées », a-t-il déclaré, annonçant également un renforcement de la coopération militaire régionale face à l’insécurité grandissante dans la sous-région.
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