L’annonce a été faite par le président par intérim de l’ANIE, Karim Khelfane, lors d’un forum organisé par le quotidien public El-Moudjahid. Selon lui, les formations concernées, parmi lesquelles figure le parti El-Islah, n’ont pas respecté les obligations légales relatives au renouvellement de leurs instances dirigeantes dans les délais impartis.
De ce fait, ces partis ne pourront pas présenter de listes de candidatures pour ce scrutin. La date limite de dépôt des dossiers reste fixée au 18 mai, conformément au calendrier électoral établi par l’autorité.
Karim Khelfane a également rejeté les demandes de prolongation formulées par certaines formations politiques, notamment le Parti des travailleurs (PT), qui évoquait des lenteurs administratives dans la délivrance des formulaires de parrainage.
« Il est impossible de prolonger ces délais légaux », a-t-il insisté, rappelant qu’un délai de 45 jours avait été accordé pour la constitution des dossiers.
Cette décision remet en lumière les défis liés à l’organisation du scrutin, dans un contexte où plusieurs partis dénoncent des contraintes administratives et logistiques susceptibles d’affecter leur participation.
Parallèlement, les autorités algériennes mettent en avant les mécanismes de contrôle destinés à garantir la transparence du processus. Une commission chargée de superviser le financement de la campagne électorale sera mise en place dès l’ouverture officielle de celle-ci. Elle regroupera notamment des magistrats de la Cour suprême, du Conseil d’État, de la Cour des comptes ainsi que des représentants d’organismes de lutte contre la corruption et du ministère des Finances.
Ces élections se tiendront avec un corps électoral estimé à plus de 24,5 millions d’inscrits, dont environ 264 000 électeurs vivant à l’étranger, dans un climat politique où les conditions d’accès à la compétition électorale restent suivies de près.
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