Selon les autorités, l’attaque s’est produite au cours du week-end et a visé des mineurs qui terminaient leur service. Le vice-président de la République James Wani Igga a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs et de déterminer les motivations de cette attaque. Un premier bilan fait également état d’au moins 25 blessés graves.
Un bilan encore incertain
Plusieurs sources sécuritaires et diplomatiques évoquent des chiffres légèrement différents, certains avançant un nombre de victimes compris entre 75 et 86 morts. Les autorités indiquent que les vérifications sont toujours en cours, ce qui laisse envisager un bilan susceptible d’évoluer.
Des versions contradictoires
Les circonstances de l’attaque restent floues. Certaines sources sécuritaires estiment qu’elle pourrait être liée aux forces fidèles à l’opposant Riek Machar, tandis que son entourage rejette toute implication. Son porte-parole a au contraire pointé la responsabilité de l’armée gouvernementale, affirmant que la zone concernée est sous son contrôle.
Une source diplomatique souligne toutefois l’incertitude entourant ces accusations, indiquant que les responsabilités ne sont pas clairement établies à ce stade.
Un contexte de tensions persistantes
Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, reste marqué par des violences récurrentes. Les affrontements entre les forces loyales au président Salva Kiir et les groupes proches de Riek Machar continuent d’alimenter l’instabilité dans plusieurs régions du pays, notamment dans l’État du Jonglei.
La zone de Khor Kaltan n’est pas épargnée par cette insécurité. Déjà ciblée à plusieurs reprises par le passé, elle avait conduit les autorités à suspendre les activités minières en 2021. Celles-ci n’ont repris qu’en avril 2025, avant cette nouvelle attaque meurtrière.
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