Portée dans un premier temps au sein de l’Union africaine, cette initiative a rapidement mis en évidence des divergences profondes entre pays membres. À l’origine de cette proposition, le président burundais Évariste Ndayishimiye, également à la tête de l’organisation continentale, qui aurait engagé cette démarche sans véritable consensus préalable.
Le désaveu le plus marquant reste celui du Sénégal. Les autorités ont clairement indiqué n’avoir jamais soutenu cette candidature, rappelant qu’une telle démarche doit impérativement être portée par le pays d’origine. Une prise de distance qui fragilise considérablement la position de Macky Sall sur la scène internationale.
Malgré ce revers, l’ancien chef d’État pourrait tenter de poursuivre sa candidature avec le soutien du Burundi. Toutefois, l’absence d’unité africaine et le manque d’appui officiel réduisent ses marges de manœuvre face à une concurrence déjà bien installée.
La succession de António Guterres s’annonce disputée, avec plusieurs profils de premier plan, dont Michelle Bachelet, Rafael Grossi et Rebeca Grynspan.
Dans ce contexte, l’Afrique peine à s’accorder sur une candidature commune, alors même que le continent ambitionne de retrouver un poste qu’il a déjà occupé avec Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan.
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