Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a confirmé ce 5 février sa candidature à la présidentielle prévue le 15 mars prochain. L’annonce a été faite en marge de la foire agricole d’Ignié, à une soixantaine de kilomètres de Brazzaville, mettant fin aux spéculations sur ses intentions politiques.
Investi dès janvier par le Parti congolais du travail (PCT), le chef de l’État s’est engagé dans ce qui s’apparente déjà à une campagne, multipliant les déplacements à travers le pays et présentant un ouvrage promotionnel mettant en avant le bilan de son mandat 2021-2026 ainsi que ses priorités en cas de réélection.
Une réélection largement anticipée
À la tête du pays depuis plus de quatre décennies, Denis Sassou Nguesso aborde ce scrutin en position de force, dans un paysage politique marqué par une opposition fragmentée et peu visible. Pour de nombreux observateurs, sa reconduction à la tête de l’État apparaît probable.
Cette candidature intervient toutefois dans un contexte économique délicat. Le Congo fait face à un surendettement important, tandis que plusieurs secteurs publics et parapublics sont traversés par des mouvements de grogne sociale.
Gouvernance et accusations de corruption
Plusieurs organisations non gouvernementales continuent de dénoncer des problèmes de gouvernance et de transparence. Dernier épisode en date : des accusations visant un groupe pétrolier norvégien soupçonné d’avoir versé des millions de dollars de pots-de-vin au président Sassou Nguesso et à des membres de sa famille.
Le gouvernement congolais rejette fermement ces allégations. Son porte-parole, Thierry Moungalla, les a qualifiées de « boule puante », dénonçant des accusations infondées.
À quelques semaines du scrutin, la candidature du président sortant relance le débat sur l’avenir politique du Congo, entre continuité du pouvoir, attentes sociales et défis économiques persistants.
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