Des manifestations ont eu lieu pour la troisième journée consécutive dans la ville, avec des milliers de personnes dans les rues. Certains groupes ont bloqué une autoroute et des véhicules ont été incendiés. Les troupes fédérales ont été déployées pour protéger certains bâtiments gouvernementaux, notamment un centre de détention situé au centre-ville, autour duquel les manifestants s’étaient rassemblés.
Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les foules. Environ 27 personnes ont été arrêtées et le centre-ville a été temporairement désigné comme « zone d’assemblée illégale », ce qui a permis d’étendre les pouvoirs d’interpellation.
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a contesté la légalité de cette intervention fédérale et annoncé son intention de déposer une plainte contre l’administration. Il a exprimé son désaccord sur les réseaux sociaux, soulignant une atteinte selon lui à la souveraineté de l’État.
Il s’agit d’un événement rare : c’est la première fois depuis plusieurs décennies qu’un président mobilise la Garde nationale sans l’approbation de l’État concerné.
La maire de Los Angeles, Karen Bass, a également critiqué la présence de la Garde nationale, estimant qu’elle avait contribué à une intensification des tensions. Lors d’une conférence de presse, elle a mis en cause la stratégie fédérale.
De son côté, Jim McDonnell, chef de la police de Los Angeles, a indiqué que l’évolution des manifestations suivait une dynamique fréquemment observée lors de mouvements civiques, avec une montée progressive des tensions.
Alors que la situation restait tendue en début de soirée, cette intervention soulève des débats sur les prérogatives fédérales et la gestion des manifestations à l’échelle locale.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









