À Bruxelles, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a été claire : « Pour qu’un plan fonctionne, Ukrainiens et Européens doivent être pleinement impliqués. » Une position partagée par nombre de ministres, qui jugent indispensable l’obtention de garanties solides pour la sécurité de Kiev.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot au micro de RFI, a dénoncé toute approche qui pourrait « ressembler à une capitulation » et a insisté sur la nécessité d’une paix durable, encadrée par des mécanismes empêchant toute « nouvelle agression russe ». Il a réaffirmé l’engagement de Paris à soutenir un prêt européen destiné à couvrir les besoins ukrainiens pour les trois prochaines années.
La pression sur la Russie reste l’axe prioritaire de l’UE
L’Allemagne, par la voix de Johann Wadephul, a rappelé que toute décision sur un cessez-le-feu ou un accord de paix doit être discutée avec Kiev en premier lieu.
Plusieurs États membres plaident pour une intensification de la pression économique sur Moscou, notamment après les sanctions américaines récemment imposées contre le secteur pétrolier russe.
Le ministre polonais Radoslaw Sikorski a exprimé l’espoir que ces discussions n’aboutissent pas à restreindre les capacités de défense de l’Ukraine, mais bien à limiter l’agressivité de la Russie.
Budapest critique l’UE et remet en cause le soutien à Kiev
Comme souvent, la Hongrie a exprimé une position divergente. Peter Szijjarto a reproché à ses homologues européens leur silence face à une affaire de corruption impliquant un proche du président ukrainien. Il a demandé une suspension immédiate des financements européens à Kiev jusqu’à un audit complet de leur utilisation.
Budapest entend par ailleurs s’appuyer sur la Tchéquie et la Slovaquie pour renforcer un front critique vis-à-vis de l’Ukraine au sein de l’Union.
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