Présidente du Parti destourien libre (PDL), figure majeure de l’opposition au chef de l’État, Abir Moussi est détenue depuis 2023. Elle avait été arrêtée à proximité du palais présidentiel de Carthage pour « provocation au désordre ». L’élue conteste fermement ces accusations, affirmant qu’elle ne faisait qu’exercer son droit à une opposition pacifique et légale.
Cette condamnation s’inscrit dans un contexte de répression accrue en Tunisie. Ces dernières années, des dizaines d’opposants politiques, de journalistes, d’avocats et d’acteurs de la société civile ont été incarcérés, suscitant de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains. Celles-ci dénoncent une concentration du pouvoir et une dérive autoritaire du régime.
Le président Kaïs Saïed, qui a suspendu le Parlement en 2021 avant de révoquer plusieurs magistrats en 2022, rejette ces accusations. Il affirme mener une lutte contre la corruption et les « traîtres » à la nation, et réfute toute volonté d’instaurer une dictature.
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