Le bras de fer se concentre sur la base navale de Rota et la base aérienne de Morón, situées en Andalousie et utilisées par les forces américaines depuis les années 1950 selon des accords bilatéraux. Le gouvernement espagnol a clairement indiqué qu’il n’autoriserait pas l’utilisation de ces installations pour soutenir les opérations contre l’Iran.
Pour Donald Trump, ce refus constitue une « trahison » de la coopération transatlantique. Il a critiqué Madrid pour ne pas avoir atteint le seuil de 5 % du PIB pour ses dépenses militaires, exigence récemment mise en avant par Washington pour les pays de l’OTAN.
L’Espagne a été jugée « très, très peu coopérative » et Trump a prévenu que les relations commerciales pourraient être révisées si Madrid persistait dans cette position.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a répondu mercredi que l’Espagne s’oppose à cette guerre qu’il qualifie de « désastre » et refuse de s’associer à une opération contraire aux valeurs et aux intérêts du peuple espagnol. Il a rappelé que de nombreux gouvernements et citoyens en Europe, Amérique du Nord et au Moyen-Orient partagent ce rejet de la guerre et l’inquiétude pour l’avenir.
Sánchez a dénoncé le manque de clarté sur les objectifs poursuivis par Washington et Tel-Aviv, estimant que l’usage de la force ne conduira pas à « un ordre international plus juste » et masque des échecs politiques et diplomatiques. Madrid a également rappelé qu’il reste « un partenaire commercial fiable pour le monde, y compris pour les États-Unis » et que toute révision des relations économiques devra respecter l’autonomie des entreprises, le droit international et les accords bilatéraux avec l’UE.
La Commission européenne a réagi en soulignant son soutien à l’Espagne et sa volonté de protéger les intérêts des États membres. Bruxelles se dit prête à agir si des mesures commerciales restrictives sont engagées, en s’appuyant sur la politique commerciale commune…
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