Selon des sources sécuritaires, des mutins se sont dirigés tôt le matin vers son domicile et le palais présidentiel. Des échanges de tirs ont été entendus, et une douzaine de militaires auraient été arrêtés. Talon a évoqué « un groupuscule de soldats » cherchant à « déstabiliser les institutions » et à remettre en cause « l’ordre démocratique ».
Déploiement régional de la Cédéao
En réaction, la Cédéao a ordonné le déploiement immédiat d’unités de sa Force en attente, composées de troupes du Nigeria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone, pour soutenir l’armée béninoise et « préserver l’ordre constitutionnel ». Abuja a confirmé avoir effectué des frappes aériennes à Cotonou et envoyé des troupes à la demande des autorités béninoises.
Réactions internationales
La France a démenti toute implication et réfuté les rumeurs selon lesquelles des officiels béninois auraient trouvé refuge à son ambassade. L’Union africaine a également condamné « fermement » cette tentative de putsch et appelé les militaires à regagner leurs casernes.
Une tentative à quatre mois de la présidentielle
Ce coup de force survient alors que le Bénin se prépare à une élection présidentielle décisive, à laquelle Patrice Talon ne se représentera pas. Plusieurs interrogations persistent quant aux motivations des mutins, qui reprocheraient au pouvoir une gouvernance « excluante » et une montée de l’exil politique.
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