Selon le chef de la police nationale, Camillus Wambura, des patrouilles conjointes de policiers et de militaires seront déployées dans les rues pour « garantir la sécurité et le maintien de l’ordre ». L’annonce a été faite lors d’une brève allocution télévisée diffusée par la chaîne publique TBC World.
Des affrontements dans la capitale économique
Les troubles ont éclaté en milieu d’après-midi lorsque des centaines de manifestants, principalement des jeunes, sont descendus dans la rue pour dénoncer l’exclusion de l’opposition du processus électoral.
« Rendez-nous notre pays ! », ont-ils scandé, selon un journaliste de l’AFP présent sur place.
Un commissariat a été incendié sur la principale avenue menant au port de la ville, symbole de la colère des protestataires. Des tirs sporadiques ont encore été entendus en soirée, peu après l’annonce du couvre-feu.
Un climat politique sous tension
Le scrutin de ce mercredi, censé consolider la démocratie tanzanienne, se déroule dans un contexte de fortes tensions politiques. Des observateurs internationaux et des ONG de défense des droits humains ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur la transparence du vote et la répression de l’opposition.
La présidente sortante Samia Suluhu Hassan, au pouvoir depuis 2021, brigue un second mandat sous la bannière du Chama Cha Mapinduzi (CCM), parti dominant depuis l’indépendance du pays en 1961.
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