Dans les colonnes du Quotidien Jurassien, l’élu indépendant s’est dit « écœuré », dénonçant des « querelles intestines » et l’existence de « clans » au sein du village. « Je ne peux pas travailler dans une atmosphère pourrie », a-t-il affirmé.
Interrogé par la RTS, Stéphane-Joël Rovelli a évoqué une hostilité persistante après son élection. « J’ai découvert une atmosphère délétère. On m’a fait ressentir que je n’étais pas à la bonne place, que mon nom ne serait pas accepté en tant que maire par certaines personnes du village », a-t-il confié.
Sa position était d’autant plus fragilisée qu’un cas de figure rare s’est produit lors du scrutin : le nombre de votes blancs a dépassé celui des suffrages en sa faveur. Le candidat a recueilli 57 voix, contre 65 bulletins blancs, un résultat qui interroge sur sa légitimité politique.
Au-delà de sa situation personnelle, le maire démissionnaire souhaite ouvrir le débat sur la signification du vote blanc en Suisse, qui ne produit aucun effet juridique. « Je trouve qu’il y a là une limite au niveau de la démocratie. Il faudrait vraiment que le système d’élection revoie sa copie », plaide-t-il.
En attendant, le village de Fahy, qui compte 337 habitants, se retrouve sans maire. Une nouvelle élection communale devrait être organisée en mars prochain.
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