Elon Musk a annoncé que SpaceX privilégiait désormais la construction d’une « ville auto-évolutive » sur la Lune, un objectif qu’il estime réalisable en moins de dix ans. Le patron de l’entreprise spatiale précise toutefois que le projet historique d’implantation humaine sur Mars reste d’actualité, avec une échéance envisagée d’ici cinq à sept ans.
Selon lui, la priorité est « d’assurer l’avenir de la civilisation », la Lune constituant une étape plus accessible et plus rapide que la planète rouge. Cette orientation stratégique fait écho à des informations indiquant que SpaceX mettrait l’accent sur un alunissage, potentiellement sans équipage, avant toute mission martienne.
Jusqu’à récemment, Elon Musk évoquait encore l’envoi d’une mission robotisée vers Mars dès la fin 2026. Mais la concurrence internationale, notamment avec la Chine dans la course au retour de l’homme sur la Lune, accélère la stratégie lunaire américaine. Aucun astronaute n’a foulé le sol lunaire depuis Apollo 17 en 1972.
SpaceX joue déjà un rôle central dans le programme Artemis de la NASA, avec un contrat de plusieurs milliards de dollars pour transporter des astronautes vers la surface lunaire grâce au vaisseau Starship. Néanmoins, Elon Musk affirme que la NASA ne représentera qu’une faible part des revenus de l’entreprise, largement dominés par le réseau de satellites Starlink.
En parallèle, le groupe renforce ses ambitions technologiques et financières. SpaceX a récemment consolidé ses liens avec la société d’intelligence artificielle xAI, dans une opération valorisant fortement les deux entités. L’entreprise envisage également une introduction en bourse qui pourrait lever des dizaines de milliards de dollars.
Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large mêlant spatial, intelligence artificielle et infrastructures de données, Musk estimant que des centres de calcul en orbite pourraient à terme être plus efficaces énergétiquement que leurs équivalents terrestres.
Dans le même temps, le dirigeant poursuit la transformation de Tesla, qui oriente ses investissements vers la conduite autonome et la robotique. Le constructeur prévoit notamment de développer ses robots humanoïdes Optimus, en réorganisant ses capacités industrielles pour accélérer cette transition.
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