Selon le communiqué diffusé vendredi par la Maison Blanche, ces mesures restrictives dureront au moins un an et incluent des limitations sur les exportations américaines, l’interdiction de ventes d’armes ainsi que des restrictions au financement du gouvernement soudanais. L’aide humanitaire d’urgence et les produits agricoles demeurent toutefois exemptés de ces sanctions.
Washington accuse Khartoum d’avoir enfreint la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, un traité que le Soudan a ratifié en mai 1999. Les autorités américaines estiment que le gouvernement aurait utilisé du chlore comme agent chimique, avec l’aval direct du chef d’état-major, le général Abdel Fattah Al-Burhan. Ces révélations s’appuient sur un article du New York Times, publié en janvier dernier, et basé sur les témoignages de quatre responsables américains restés anonymes.
Le gouvernement soudanais a catégoriquement rejeté ces allégations, les qualifiant de « sans fondement » et dénuées de « preuves tangibles ».
Ce n’est pas la première fois que le pouvoir militaire soudanais est confronté à ce type d’accusations. En 2016, Amnesty International avait affirmé que l’armée avait mené une trentaine d’attaques chimiques dans le Darfour contre les forces rebelles de l’Armée de libération du Soudan (ALS), ce que Khartoum avait déjà nié en bloc.
La mise en œuvre de ces sanctions marque une nouvelle phase dans les tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Soudan, dans un contexte de guerre civile prolongée et d’instabilité politique persistante.
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