Selon les autorités, Riek Machar est accusé d’avoir coordonné, avec sept coaccusés, une attaque contre une base militaire dans le nord du pays en mars dernier. L’assaut aurait causé la mort de plus de 250 soldats, ainsi que celle d’un major général de l’armée sud-soudanaise et d’un pilote de l’ONU.
Cette offensive s’inscrivait dans un contexte particulièrement tendu : frappes aériennes dans le nord-est du pays et tirs d’artillerie aux abords de la capitale avaient ravivé les tensions. Peu après, Riek Machar avait été arrêté puis placé en résidence surveillée.
Le spectre d’une nouvelle guerre civile
Ces affrontements entre les forces du président Salva Kiir et celles de son rival Riek Machar ont ravivé la crainte d’un retour à la guerre civile. Entre 2013 et 2018, le conflit entre les deux camps avait déjà fait près de 400 000 morts, plongeant le Soudan du Sud dans l’une des pires crises humanitaires de son histoire.
L’inculpation du vice-président risque de fragiliser davantage un processus de paix déjà vacillant et de relancer l’instabilité dans le plus jeune État du monde, indépendant depuis 2011.
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