Les forces loyales au président Salva Kiir affirment préparer une offensive contre cette localité considérée comme un bastion des forces fidèles à l’opposition menée par le vice-président Riek Machar, actuellement détenu à Juba. L’armée exige ainsi la fermeture de la base de la Minuss et appelle également les organisations humanitaires et les civils à évacuer la zone.
La ville d’Akobo constitue pourtant un important centre humanitaire. Plus de 42 000 déplacés y ont trouvé refuge depuis février après avoir fui les combats dans le Jonglei, marqués par des bombardements aériens et des affrontements terrestres entre l’armée sud-soudanaise et les forces d’opposition.
Selon Nhial Lew, responsable de la branche humanitaire du gouvernement local à Akobo, les organisations humanitaires venaient tout juste d’achever l’enregistrement des déplacés en vue de distribuer de l’aide dans les prochains jours. L’annonce de l’ultimatum suscite donc une forte inquiétude parmi les populations déjà éprouvées par les violences.
De son côté, la porte-parole de la Minuss, Priyanka Chowdhury, indique que la mission onusienne cherche actuellement à obtenir des clarifications sur les directives émises par l’armée sud-soudanaise.
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