Pour Ramaphosa, ce sommet est l’occasion de montrer que l’Afrique du Sud, seule nation africaine membre du G20 avant l’intégration de l’Union africaine, peut porter la voix du continent. Le pays met en avant plusieurs priorités : une transition énergétique juste, financée par les États pollueurs ; des conditions plus équitables pour l’allègement de la dette ; des accords miniers favorisant la création de valeur locale.
Mais l’événement se déroule dans un climat tendu avec les États-Unis. Donald Trump, irrité par la position « non alignée » de Pretoria, son appartenance aux BRICS et son soutien à la cause palestinienne, a décidé de boycotter le sommet. Il accuse en outre l’Afrique du Sud de maltraiter les fermiers afrikaners, reprenant la rhétorique infondée du « génocide blanc » ce que Pretoria dénonce fermement.
L’absence américaine pourrait toutefois permettre à Pretoria de démontrer que le multilatéralisme peut fonctionner sans Washington, plusieurs délégations souhaitant soutenir une déclaration commune.
Sur le plan intérieur, l’accueil du G20 offre aussi à Ramaphosa un atout politique pour redorer l’image de l’ANC, en perte de vitesse. Le sommet devrait permettre de conclure plusieurs accords bilatéraux, notamment avec l’Union européenne sur les minerais critiques.
Le président français Emmanuel Macron, présent à Johannesburg, a lancé un conseil d’affaires franco-sud-africain destiné à renforcer les partenariats économiques.
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